Avec 1 000 étudiants accueillis, ce campus universitaire de Maine-et-Loire fait le plein en cette rentrée 2026
Fini, le temps où les étudiants reprenaient le chemin de la faculté fin septembre, voire début octobre. Aujourd’hui, l’université fait sa rentrée aux beaux jours, comme les lycées et collèges. J’ai même fait mon premier cours le 31 août », glisse avec le sourire Anne-Sophie Hocquet, professeur de droit et administratrice du campus de Cholet, qui reste, rappelons-le, une antenne de l’université d’Angers. Voici ce qu’il faut retenir du lancement de l’année scolaire 2026-2027…
La barre des 1 000
Le campus de Cholet n’y est pas encore tout à fait, mais ce sera le cas dans les prochaines semaines. On va arriver à un effectif, stable, de 1 000 étudiants, car on a une vingtaine d’étudiants étrangers hors Union européenne qui n’ont pas encore fait leur rentrée , remarque Anne-Sophie Hocquet. Ils ont des examens plus tardifs dans leurs pays et les demandes de visas mettent un peu de temps. Aujourd’hui, le campus de Cholet atteint sa capacité d’accueil maximum. Si on reste avec les moyens humains qui sont les nôtres, oui, c’est le cas. Le campus de Cholet emploie, en cette rentrée, une équipe de 20 agents administratifs. Deux tiers des étudiants viennent du Choletais.
La filière au top
De toutes les formations proposées, il y en a une qui occupe une place à part, et qui représente sur les trois années de licence, la moitié des effectifs totaux du campus. Il s’agit, bien sûr, de la Licence de droit, qui a accueilli, en cette rentrée, pas moins de 250 étudiants rien que sur la première année. En règle générale, toutes les formations font le plein, à l’exception de l’IUT carrières sociales, qui s’en rapproche, mais qui ne fait pas 100 %. C’est une filière un peu moins attractive, ce n’est pas propre à Cholet , note Anne-Sophie Hocquet.
La loi de la sélection
Particularité du campus de Cholet, la double licence droit-histoire est toujours très demandée. Mais aujourd’hui, il reste encore deux places en première année… On est en train d’étudier des dossiers sur la procédure Parcours sup complémentaire , précise Anne-Sophie Hocquet. Et il y a, je vous l’assure, de très bons dossiers. J’en suis même étonnée. C’est la première année où je vois une telle sélection. Un exemple : on a vu le cas d’une lycéenne parisienne, qui a eu 14 de moyenne au bac, qui a un parcours binational et qui sort d’un très bon lycée au cœur de Paris, mais qui aujourd’hui se retrouve sur le carreau. Est-ce qu’on va l’accepter ? Oui, en espérant qu’elle souhaite venir à Cholet.
Du nautisme à Cholet
C’est l’une des curiosités de cette rentrée : le campus de Cholet accueille une toute nouvelle promotion, en l’occurrence une troisième année en Licence nautisme. Oui, oui, du nautisme à Cholet… Quand je le dis, tout le monde rigole , sourit l’administratrice. En fait, elle se faisait aux Sables-d’Olonne, mais la collectivité a mis fin au partenariat avec l’université d’Angers. On ne voulait pas laisser les étudiants dans une impasse, c’est pourquoi on a récupéré cette troisième année. Mais attention : soit on la conserve à l’avenir avec des moyens administratifs supplémentaires, soit ça ne sera pas possible de la pérenniser ici… A noter aussi le retour de la Licence professionnelle GCPI (Gestion de la production industrielle), menée avec la CCI de Maine-et-Loire, après une année d’absence, faute d’enseignant responsable.
LAS, c’est la fin
Suivre un cursus universitaire général (en droit par exemple, comme c’est le cas à Cholet.) tout en préparant les épreuves de médecine pour intégrer, à partir de la deuxième année, des études de santé, voilà le principe de LAS. Soit la Licence Accès Santé. À Cholet, les étudiants pouvaient ainsi jouer sur les deux tableaux, en espérant finir en médecine. Avec la possibilité, en cas d’échec au concours, de continuer sur sa voie générale. Ce parcours-là, c’est bientôt de l’histoire ancienne à Cholet. C’est la dernière année de la première année de LAS en droit, confirme Anne-Sophie Hocquet. Pourquoi ? Car les étudiants choletais en LAS sont moins en réussite, ils ne bénéficient pas du même accompagnement que les étudiants d’Angers, qui peuvent notamment profiter du tutorat. La distance, avec l’université de médecine, complique les choses. Et en même temps, il faut être dans les meilleurs en droit, dans les dix premiers de sa promotion… Quelle vie étudiante sur le campus ? C’est l’un des chevaux de bataille d’Anne-Sophie Hocquet : développer la vie étudiante sur le campus de Cholet. En clair : lui donner une âme et une dynamique. Où en est-on ? Ça commence à ressembler à quelque chose , glisse l’administratrice. Même si c’est toujours un peu difficile d’attirer les étudiants sur les rendez-vous culturels, alors qu’on propose des concerts, des ateliers, des expositions aussi, avec des visites flash guidées sur les temps de pause. Cette année, on va encore plus travailler sur le sujet avec les étudiants en carrières sociales et le Jardin de Verre. Je tiens à ce que la culture soit présente sur le campus. Et le sport ? Les séances du mardi soir, encadrées par des professeurs d’EPS, trouvent aussi leur public - environ 10 % des étudiants - dans les salles de Cholet. Les cours d’escalade, de badminton et de volley sont les plus demandés. C’est bien, mais nous sommes tout de même limités dans les équipements par rapport à Angers, où les étudiants peuvent, par exemple, bénéficier de la piscine. Enfin, et c’est une moins bonne nouvelle : la ligne de bus, reliant le campus au centre-ville à des horaires élargis, en début de soirée et mise en service l’année dernière, disparaît. Il n’y avait personne sur ce nouveau créneau , qui était pourtant demandé , déplore Anne-Sophie Hocquet. Je ne défendrai plus ce dossier.