Revue de presse

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« Il y a un monde fou » : face au succès du repas à 1 € au Crous Bretagne, les syndicats réclament des moyens supplémentaires et annoncent une journée de grève

Le Télégramme · 07/09/2026 · ← revue

Déjà envisagé pendant l’été, le mouvement de grève des personnels du Crous Bretagne se confirme. Un débrayage est annoncé pour le mardi 22 septembre 2026. Dans le viseur des syndicats : la généralisation du repas à un euro pour tous dans les restaurants universitaires. En place depuis le 1er mai, la mesure avait entraîné une hausse de la fréquentation de 21 % en fin d’année dernière, une période au cours de laquelle les RU sont d’ordinaire calmes. Le retour des étudiants fait craindre aux salariés une activité record, synonyme de dégradation des conditions de travail. « Il y a un risque d‘épuisement professionnel et d’absentéisme », s’alarmait, dès juillet, le délégué du personnel Sgen-CFDT du Crous Bretagne, Sébastien Berthou. La tendance en cette rentrée n’est pas pour calmer les inquiétudes. « Il y a un monde fou, expose cette déléguée finistérienne. On bat déjà des records d’affluence dans tous les sites brestois, le midi. » Selon les syndicats, la rallonge accordée à la région pour accompagner la mesure - sept postes supplémentaires et l’équivalent de 450 000 € de matériel nouveau pour renforcer les cuisines - ne sera pas suffisante. Ils réclament donc une revalorisation salariale et une augmentation des moyens alloués aux différentes entités du Crous Bretagne.

Le directeur du Crous n’écarte pas un « rééquilibrage »

De son côté, Jean-Marc Quéméneur, le directeur régional, évoque « le test réussi de mai et juin ». Outre les renforts donnés par Paris, il pointe la remise en service à Rennes de l’Étoile, le RU du campus de Beaulieu, après de lourds travaux de rénovation, qui contribue à répondre au défi du repas à 1 €. « Nous nous sommes organisés pour produire le maximum de repas dans des conditions de travail optimales », assure-t-il. Avant de donner rendez-vous après une « première évaluation » en septembre. « On sera peut-être obligés de se dire qu’on arrive à une capacité de production maximale. » Le directeur n’écarte pas des rééquilibrages « à la fois sur les renforts humains et les moyens matériels ». À Brest, l’intersyndicale pronostique déjà « une forte mobilisation » pour le 22 septembre. Un rassemblement est annoncé devant le restaurant universitaire de Kergoat, à 11 h. « Et au vu des retours que l’on a, les deux sites de Segalen, au centre-ville, et de l’Armen, rue Victor-Le Gorgeu, ont de fortes probabilités d’être fermés ce jour-là », indiquait, ce lundi, une salariée.