Affaire du RSA dans le Finistère : Maël de Calan relaxé et débouté à la fois

Ce lundi 7 septembre 2026 était un jour du jugement pour Maël de Calan. Le président du Conseil départemental était accusé par six allocataires du RSA (revenu de solidarité active) soutenus par la CGT et la MSA (Mutualité sociale agricole) de procéder à des « contrôles abusifs des allocataires qui relevaient d’une forme de harcèlement ». Lors de l’audience en juin dernier, l’avocat de la CGT Franck Carpentier avait décrit des « contrôles massifs, excessifs et très intrusifs », une « mécanique structurelle à l’œuvre » pour faire baisser le nombre d’allocataires du RSA dans le département qui assume le versement de cette aide. Un allocataire partie civile dans ce dossier nous avait confié les difficultés qu’il avait rencontrées alors que le versement de son allocation avait été subitement suspendu.
Maël de Calan relaxé
Ce lundi, la Justice a annoncé dans son délibéré relaxer Maël de Calan des poursuites de harcèlement institutionnel dans le cadre du plan RSA du Finistère. Dans un communiqué, le président du département a salué cette décision qui signifie « que les contrôles n’ont rien d’excessifs et encore moins harcelants ». Il estime que les plaignants « sont pour la plupart politisés et confondent le RSA avec le revenu universel ». Kevin Faure, au nom de l’opposition de gauche du Conseil départemental, a « pris acte de cette décision », tout en précisant que « le fond du sujet n’est pas le RSA qui demeure un droit mais la méthode d’instruction des dossiers par le département ». Kevin Faure a aussi déclaré « se réjouir du rejet des poursuites réclamées par Maël de Calan à l’encontre de la CGT et des allocataires ». « Le tribunal a jugé légitime la démarche de la CGT et des allocataires », a noté le conseiller départemental, président de Finistère solidaire. Maël de Calan estimait que la procédure à son encontre était abusive et avait réclamé le versement de dommages et intérêts. Cette demande n’ira pas plus loin. « En France, le travail doit mieux payer mais tout le monde doit travailler » a déclaré Maël de Calan en conclusion de son communiqué.
Nouveau rendez-vous au tribunal cette semaine
Le président du département a de nouveau rendez-vous au Tribunal judiciaire de Brest ce jeudi 10 septembre. Il est cette fois attaqué pour diffamation par Pierre-Yves Cadalen député (LFI) de la deuxième circonscription du Finistère. Maël de Calan avait déclaré dans une interview donnée à une télévision locale que Pierre-Yves Cadalen soutenait « des positions factieuses et antisémites ». Le terme factieux désigne des faits « qui fomentent des troubles contre le pouvoir établi », selon le Larousse. Maël de Calan, soutien d’Édouard Philippe pour la prochaine présidentielle, sera donc jugé deux fois cette semaine. Personnalisez votre actualité en ajoutant vos villes et médias en favori avec Mon Actu.