Présidentielle 2027 : le député Emmanuel Maurel annonce sa candidature à la primaire de la gauche organisée par le PS
Il se porte candidat « pour porter une voix singulière, à la fois pour la France, pour la gauche et puis pour l’Europe ». Le député Emmanuel Maurel l’a annoncé ce vendredi 4 septembre sur l’antenne de Franceinfo . Le patron du petit parti Gauche républicaine et socialiste (GRS) veut participer à la primaire organisée par le PS, Place publique et son parti, estimant qu’un candidat de gauche « authentique » peut battre le Rassemblement national.
« C’est possible d’aller au deuxième tour et battre le RN »
« Si on a un candidat de la gauche socialiste qui est crédible, qui est authentique, qui tire les leçons des erreurs du passé, avec des propositions, avec un projet, c’est possible », selon lui, « d’aller au deuxième tour et battre le RN. C’est pour ça que suis là », a assuré l’ancien socialiste, qui a claqué la porte en 2018. Le député, qui siège actuellement au sein du groupe communiste à l’Assemblée nationale, a affirmé avoir pour priorités d’« enrayer le déclin français, aggravé par dix ans de macronisme » et de « défendre le monde du travail. Ouvriers, employés, fonctionnaires qui ont quand même été très malmenés ces dernières années. Je suis pour l’augmentation des salaires, mais je parle aussi de droits et de qualité du travail. »
«Démondialiser, démarchandiser et démocratiser»
Une élection présidentielle, ajoute-t-il, «c’est aussi une vision du monde. Et moi je veux que notre projet soit organisé autour de trois ruptures: démondialiser, démarchandiser et démocratiser. Démondialiser, c’est-à-dire restreindre le libre-échange généralisé parce qu’acheter des produits à l’autre bout de la planète à des conséquences écologiques et des conséquences sur notre industrie, avec les délocalisations. Je suis pour qu’on relocalise massivement. Démarchandiser, parce qu’il y a trop de choses à vendre (biens, données personnelles...) et enfin démocratiser parce qu’il faut dépoussiérer nos institutions, avoir plus de référendums, de démocratie directe.» C’est le septième candidat déclaré à cette primaire sociale-démocrate, après le patron du PS Olivier Faure, l’eurodéputé Raphaël Glucksmann, les députés socialistes Jérôme Guedj (Essonne) et Philippe Brun (Eure), l’ancienne candidate à la présidentielle Ségolène Royal et l’ancien maire de Châteaudun (Eure-et-Loir), Fabien Verdier (PS). Ceux issus du Parti socialiste devront obtenir un certain nombre de parrainages pour pouvoir se présenter, ce qui n’est pas le cas d’Emmanuel Maurel, qui est chef de parti. La primaire aura lieu en deux tours les 9-10 et 16-17 octobre.