Revue de presse

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Présidentielle 2027 : Fabien Verdier candidat à la primaire de la gauche pour « défendre la France des terroirs »

Ouest-France · 03/09/2026 · ← revue

Un sixième candidat s’est déclaré pour participer à la primaire de la gauche. Après le patron du PS Olivier Faure, l’eurodéputé Raphaël Glucksmann, les députés Jérôme Guedj (Essonne) et Philippe Brun (Eure) et l’ancienne candidate à la présidentielle Ségolène Royal, Fabien Verdier, 45 ans, maire de Châteaudun (Eure-et-Loir) entre 2020 et 2026, s’annonce à son tour. Il dit vouloir porter la « voix de la France des terroirs », s’il parvient à réunir les parrainages nécessaires pour participer au processus de désignation du candidat social-démocrate pour la présidentielle, organisé les 9-10 et 16-17 octobre prochains par le PS, Place publique et la Gauche républicaine et socialiste. Cet ancien secrétaire national du parti socialiste, qu’il avait quitté vers 2017, indique y avoir de nouveau « adhéré ». Fabien Verdier, qui n’avait pas pu participer à la primaire du parti en 2016, faute d’un nombre suffisant de signatures, revient cette fois avec pour slogan : « Nos terroirs au pouvoir ». Fondateur du « Mouvement pour le développement des villes sous-préfectures » en 2022, il estime que le premier thème de la campagne présidentielle devrait être « la justice territoriale ».

« Parler à toute la France »

Cette « France de la ruralité et des sous-préfectures, on l’oublie trop souvent », souligne ce directeur d’hôpital de profession. « Mais ça représente plus de la moitié de la population française. Une population qui a beaucoup perdu et nourrit du ressentiment vis-à-vis des élites à Paris. On lui a enlevé petit à petit la Poste, les services publics, des agences bancaires, l’hôpital, le tribunal… » Selon lui, « l’extrême droite se nourrit de cette fracture territoriale […]. Il faut mieux prendre en compte les préoccupations des gens ». « Ma candidature veut défendre une idée simple : la gauche ne retrouvera durablement les classes populaires et moyennes que si elle recommence à parler à toute la France. Elle ne peut plus penser le pays principalement depuis et à l’aune de ses grandes métropoles. Elle doit repartir du terrain, de la proximité, de la vie quotidienne », écrit-il dans sa lettre de demande de parrainage. Il assure avoir déjà de nombreux soutiens d’élus locaux « partout en France ».